14/18 Henri de Chantérac

Henri, souche de la branche 4, 27 ans en 1914, avait fait son service militaire dans la cavalerie au 29ème Dragons en garnison à Provins. A la mobilisation, il est incorporé dans un peloton d’élève-officier. Comme beaucoup, il est muté vers l’infanterie.

Il est affecté au 262ème RI qui combat sur la Marne et sur la Somme. En 1918, le régiment est le seul affecté à l’appui des chars, qui appartiennent encore à ‘l’artillerie spéciale’. L’arme blindée n’existe pas encore

“Pour faciliter le passage des chars dans les zones bouleversées, on leur adjoignit des petits détachements de travailleurs d’élite, qui écrêtaient les parapets, comblaient les fossés, jalonnaient les pistes. Il fut décidé que [ces] troupes d’accompagnement seraient affectées en permanence à l’Artillerie Spéciale.”

 En février 1918, quand le 262ème envoie ses bataillons à l’Artillerie spéciale, cette arme comprend 245 chars Schneider et 222 chars Saint-Chamond utilisables. Ce sont des canons automobiles sans tourelles.

Les chars légers Renault FT, premiers engins à tourelle, entrent dans la bataille pour la première fois début juin 1918 pour contrer l’offensive de Ludendorff qui atteint Villers-Cotterêts, dans l’Aisne, à moins de 100km de Paris.

Le 262ème RI est notamment engagé dans ce secteur. Parmi les lieux de combats de son régiment se trouve citée la ferme de Chavigny (combat du 5 juin 1918) où habitera 60 ans plus tard sa petite-fille Ghislaine de Chantérac, épouse d’Emmanuel Gauthier à la famille de qui cette ferme appartenait à l’époque.

Henri termine la guerre avec le grade de lieutenant.

Il fera à pied la route de Lourdes en 1919 en pèlerinage d’action de grâce pour avoir survécu et se mariera en 1920.

Il sera décoré de la Croix de Guerre avec deux citations et sera fait chevalier de la Légion d’Honneur en 1951.